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INTRODUCTION
Né en 1997, Le Réseau National de
la Jeunesse de Côte d’Ivoire (RNJ-CI) est à ce jour
l’organe le plus représentatif de la jeunesse en Côte
d’Ivoire. C’est un instrument pour aborder les questions
de la promotion de la santé sexuelle et reproductive
des adolescents et des jeunes, de la lutte contre VIH/SIDA
et les questions de jeunesse en matière de population
et développement. C’est un mouvement conduit par la
jeunesse ivoirienne, le gouvernement de Côte d’Ivoire,
l’UNFPA et d'autres partenaires au développement afin
de contribuer à la mise en œuvre du plan d’action de
la Conférence Internationale sur la Population et le
Développement (CIPD), des Objectifs du Millénaire pour
le développement (OMD).
Le réseau stimulera le partage de
connaissances, l'engagement et la participation de la
jeunesse dans la formulation et la mise en oeuvre des
politiques et des programmes.
Au plan organisationnel, le réseau
dispose de statuts et d’un règlement intérieur qui détermine
son fonctionnement. Au plan programmatique, il élabore
tous les deux (2) ans un plan d’actions opérationnelles.
Un Bureau Exécutif et un Secrétariat
Permanent assurent la coordination et le suivi des activités
du réseau. Cet organe de direction est logé à Abidjan
Plateau, Cité Administrative, Tour B, Porte 7.
Ce document rappelle le contexte
et la justification du Réseau, ses buts, objectifs,
ses composantes, son fonctionnement et le plan d’action
opérationnel 2006 – 2008.
CONTEXTE
ET JUSTIFICATION
DE L’IMPORTANCE DE LA QUESTION DE
LA JEUNESSE
En conformité avec la vision prioritaire
de l'UNFPA de construire des partenariats et des alliances
stratégiques dans le cadre de la mise en œuvre du Plan
d’Action de la CIPD pour l’atteinte des Objectifs du
Millénaire pour le Développement (OMD), la Division
Afrique de l’UNFPA a décidé de renforcer des Réseaux
Nationaux et leur plate forme africaine pour soutenir
des programmes de population et développement dans la
région Afrique. En rappel, avant la mise en place du
Réseau Africain des Adolescents et Jeunes (AfriYAN)
en décembre 2005, trois réseaux régionaux en population
et le développement fonctionnaient déjà en Afrique.
Il s’agit :
i) Le Réseau Islamique en Population
et Développement ;
ii) Le Réseau des Femmes Ministres
et Parlementaires Africaines en Population et Développement
;
iii) Le Réseau Africain des Parlementaires.
Dans la mise en oeuvre de la Stratégie
Régionale pour l'Afrique (2004-2015), la Division Afrique
a organisé un forum régional de la jeunesse de l'Afrique
pour inaugurer le Réseau Africain des Adolescents et
des Jeunes en Population et le Développement, avec l'accent
sur la santé sexuelle et reproductive et la lutte contre
le VIH/SIDA.
En Côte d’Ivoire tout comme en Afrique,
pendant les deux dernières décennies, la jeunesse a
éprouvé d’énormes difficultés, entre autres : la pauvreté,
le VIH/SIDA, l’exclusion sociale, le chômage, les conflits
armés, l’analphabétisme et l’ignorance des problèmes
liés à la santé sexuelle et reproductive.
Heureusement en 1994, la Conférence
Internationale sur la Population et le Développement
(CIPD) du Caire, a attiré l'attention des Etats africains
sur l'importance de la jeunesse dans les politiques
de population du fait du rajeunissement rapide de la
population africaine et a défini la solution dans un
plan d'action global.
L'Assemblée Générale des Nations
Unies de 1995 est allée plus loin en adoptant le Plan
d’Action Mondial pour la jeunesse. Ce Plan d’Action
a recommandé que les domaines prioritaires suivants
soient pris en compte dans les politiques nationales
: (i) éducation ; (ii) emploi ; (iii) faim et pauvreté
; (iv) santé ; (v) environnement ; (vi) abus de drogue
; (vii) délinquance juvénile ; (viii) activités de temps
libre ; (ix) filles et jeunes femmes ; (x) pleine et
efficace participation de la jeunesse dans la vie de
la société et dans la prise de décision.
Face à ces défis, des solutions ont
été explorées lors des foras de la jeunesse et des rencontres
des Chefs d'Etats Africains. Le dernier Sommet Afrique/France,
tenu à Bamako en décembre 2005, a eu pour thème principal
la question de la jeunesse.
La jeunesse semble être un défi crucial
que les Etats doivent élucider avant d’amorcer les processus
de développement. Il est essentiel pour les jeunes,
à travers leurs organisations, d’être les principaux
acteurs de ces processus, afin d'assurer la durabilité
et l'impact du développement.
DE L’IMPORTANCE
D’UNE ORGANISATION REPRESENTATIVE
L'analyse de la situation au plan
national, montre que les diverses structures de coordination
et de dialogue travaillent sur des thématiques liées
aux questions de population et de développement tels
que IST/VIH/SIDA, l’emploi de la jeunesse, la démocratie,
le droits de l'homme, l’environnement, l’intégration,
la paix et la culture. Quoi qu’il en soit, il n'existe
pas encore une vraie entité assez crédible de coordination
avec une adhésion totale et une plus large participation
des organisations de jeunesse.
C'est la raison pour laquelle l’accord
projet sur la santé sexuelle et reproductive des adolescents
et des jeunes (SSRAJ), conclu entre l’UNFPA et le Gouvernement
Ivoirien en date mars 1997, a non seulement favorisé
la naissance du réseau mais l’a également désigné comme
principal acteur chargé de la coordination et l’exécution
du projet.
C'est également une action pour fédérer
l'énergie et la créativité de la jeunesse ivoirienne
vers un développement qui tienne compte de ses besoins
et ambitions.
Le réseau compte à ce jour 37 membres
dont
- les sept (7) fédérations de
jeunesse (chacune d’elles étant une plate forme d’associations)
- et trente (30) ONGs
ayant divers domaines d’intervention.
Le réseau vise à fournir un cadre
d’échanges et de dialogue, de participation dans le
processus d’élaboration, de mise en œuvre des politiques,
plans et programmes en matière de population et développement
en Côte d’Ivoire.
Une conférence générale regroupant
les structures de jeunesse, l’UNFPA, le ministère de
la jeunesse, et les partenaires, fixe les orientations
du réseau dans un plan d’actions opérationnelles. Le
Bureau Exécutif en assure l’exécution.
ACTIVITES
MENEES
CARAVANE
Du 29 novembre au 07 décembre 1998,
la caravane a parcouru 7 villes d’Odiéné à Abidjan,
suivant l’Axe Odiéné – Touba – Man – Daloa – Divo
– Gagnoa – Abidjan.
Son objectif était d’amener 1000
jeunes de chaque localité à éviter les pratiques à risques
et à adopter les comportements sexuels responsables.
CREATION
DE CEC
Dans la mise en œuvre de l’accord
projet entre l’UNFPA et l’Etat de Côte d’Ivoire sur
la santé sexuelle des adolescents et des jeunes, le
réseau a établi 10 Centre d’Ecoute et de Conseil dans
les localités suivantes : Agboville – Abengourou – Bondoukou
– Tanda – Gagnoa – Sinfra – Bouaflé – Bouaké – Toumodi
– Abidjan .
Chaque centre dispose de deux conseillers
animateurs pour informer les jeunes sur les risques
de santé sexuelle ; ainsi que d’un équipement socio
éducatif (Télévision, minichaîne HIFI, ouvrage, jeux
de société…)
JEUX CONCOURS
Jeux concours sur la connaissance
et l’utilisation des contraceptifs modernes par les
adolescents et les jeunes. Du 17 septembre au 11 octobre
1998 dans 15 régions.
Il s’agissait d’une activité culturelle
(théâtre, ballet et poésie) en trois phases :
Phase régionale
/ Phase nationale / Festival culturel.
VACANCES
SAINES
Tous les ans depuis 2005, le réseau
organisent « les journées vacances saines » afin d’éviter
chez les jeunes l’oisiveté pendant les grandes vacances
scolaires. Ces journées qui sont animées par divers
jeunes et concours socio éducatif et sportif, servent
de cadre pour les mobiliser autour d’un thème central
de développement.
Le succès de ces journées est dû
en partie à l’implication totale des autorités administrative
et politique : Préfet, Conseil Général et Mairie
Deux éditions sont déjà tenues :
celle de 2005 s’est déroulée à Abengourou et Dimbokro.
Celle de 2006 a eu lieu à Gagnoa, Bouaflé, Sinfra et
Abidjan et a mobilisé 4250 jeunes.
MISSIONS
INTERNATIONALES
Au titre des missions, le réseau
prend part aux sessions de la conférence internationale
sur le SIDA et Maladie Sexuellement Transmissibles en
Afrique (CISMA).
Dans le cadre de la participation
des jeunes au développement, le réseau a pris part :
A la rencontre régionale de Lusaka
(ZAMBIE) sur « Une participation plus grande et efficace
des jeunes au développement) » en décembre 2005
Au sommet mondial des jeunes Leaders
tenue au siège des Nations Unies à New York du 29 au
31 octobre 2006. A ce sommet, le président du Réseau
a été nommé Ambassadeur Itinérant des Nations Unies
pour les objectifs du Millénaire.
Au 5ème forum pour le développement
de l’Afrique d’Addis Abeba sur le leadership de la jeunesse
africaine au 21e siècle.
Ces missions ont permis de mieux
définir les objectifs globaux, de renforcer le cadre
de travail du réseau.
MISSIONS
DU BUREAU EXECUTIF POUR 2006 - 2008
La mission du Bureau Exécutif pendant
les deux prochaines années portera sur les axes suivants
:
1. Faire fonctionner le Réseau en
assurant un système de communication entre les membres
et les organes.
2. Faire le plaidoyer
auprès des partenaires au développement et les représentations
des organisations nationales et internationales pour
la reconnaissance du Réseau ainsi que pour la mobilisation
des ressources.
3. Concentrer 60% de ses
ressources aux Activités Génératrices de Revenus (AGR)
chez les jeunes.
4. Renforcer les capacités
des acteurs selon leurs domaines d’intervention et selon
les priorités du plan d’actions ;
5. Organiser les réunions
des organes du réseau ;
6. Servir de cadre de
coordination et d’exécution du projet CIV/5R/205 ;
7. Accroître la participation
des jeunes à la vie de la société.
Compte tenu de cette importante mission
confiée au Réseau et des nombreux défis que la jeunesse
ivoirienne se doit de relever pour sa pleine participation
au développement, il s’avère nécessaire de doter le
Bureau Exécutif d’un plan d’action et son secrétariat
permanent d’un appui logistique.
Ce plan, pour permettre au réseau
d’être efficace devrait être soutenu par les moyens
de fonctionnement et également des capacités pour répondre
aux sollicitations diverses des organisations membres.
En effet, le réseau ne peut avoir
une force que s’il parvient à satisfaire aux requêtes
qui lui sont adressées.
Par ailleurs le réseau continuera
à appuyer les mouvements de jeunes, compte tenu de leur
faible niveau d’organisation.
Ce réseau sera une réalité s’il a
une grande capacité de plaidoyer auprès des décideurs
et des partenaires au développement. Aussi, s ‘avère
t-il indispensable à ce réseau de se doter des moyens
de faire le plaidoyer à travers son bureau exécutif.
DU
PLAN D’ACTION
Le plan d’action se décline en 5
domaines d’actions prioritaires que sont :
- La recherche opérationnelle
- Le renforcement des
capacités
- Le plaidoyer et mobilisation
des ressources
- Prévention des IST /
VIH / SIDA
- Suivi Evaluation
Ce plan répond à une démarche rationnelle.
Son objectif ultime est de promouvoir la participation
de la jeunesse au développement durable.
Ainsi les organisations seront appelées
à exécuter les activités inscrites au plan d’action
selon leurs domaines de compétence et après appel à
soumission.
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